C’est Sarkozy, Fillon, Juppé, Baroin et le général Puga qui ont envoyé les jihadistes attaquer le Mali avec la complicité du président ATT , et François Hollande continue dans la tragi-comédie !

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Baroin

 Baroin

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Amadou Toumani Touré

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 François Hollande  accueilli  en « héro libérateur »!

 

 

Les terroristes MNLA et leurs homologues jihadistes Ansardine Aqmi ont commencé à envahir le Mali le 17 janvier 2012. Pour comprendre comment des terroristes ont pu envahir un Mali qui fait en superficie deux fois la France, il faut accéder aux coulisses de la pièce de théâtre. Il est indispensable de connaitre quelles sont les forces derrières ces terroristes, autrement dit qui les a financé, qui leur a apporté une aide logistique et qui leur a donné des ordres.

Cet article s’accompagne d’un second article sur les débuts de la révolution malienne portés par les femmes de Kati lors des manifestations qui se sont déroulées du 31 janvier au 3 février.
Nous allons donc retracer l’historique des événements qui précédent la manifestation des femmes de Kati.

Pourquoi ces djihadistes ont plus de moyens
qu’un État de  1 241 238 kilomètres carrés ? 

La stratégie de la Franceàfric a été de supprimer Kadhafi et d’utiliser l’arsenal militaire de l’ancien régime pour organiser la contre révolution jihadiste dans les pays sous occupation militaire française.

Les USA et la France se sont appuyés sur les salafistes pour supprimer Kadhafi.
Ces combattants vont servir à Sarkozy pour mener sa guerre impérialiste contre le Mali. L’arsenal militaire de Kadhafi va alors être à la disposition de ces mêmes djihadistes contre le Mali. Les militaires au service de Kadhafi l’ont trahi pour la France comme Mohamed Ag Najem, ex colonel de Kadhafi.

Mohamed Ag Najem, né à la fin des années 1950 dans l’Adrar des Ifoghas, au Mali1, est le chef militaire du Mouvement national de libération de l’Azawad. (…) Rejoint par plusieurs officiers maliens déserteurs, il prit la tête du MNLA et lança des attaques sur Ménaka, Aguel’hoc et Tessalit les 17 et 18 janvier 20122.

Il est considéré comme un des leaders de la nouvelle rébellion touarègue et l’ennemi public numéro un au Mali1.

Les 17 et 21 mai 2014, il commande les forces du MNLA lors des deuxième et troisième bataille de Kidal qui voient la victoire des forces rebelles contre l’armée malienne3.

Du 26 au 28 octobre, les secrétaires-généraux et officiers du MNLA, du HCUAet du MAA se réunissent à Anéfis et le 29 ils annoncent la mise en place d’une coordination militaire regroupant les forces militaires des trois mouvements. Elle se compose de dix officiers et Mohamed Ag Najem en prend le commandement4,5.

Baba Ahmed et Christophe Boisbouvier détaillent dans Jeune Afrique les moyens que détiennent les djihadistes qui font face à l’armée malienne :

« Le MNLA, lui, a pris ses quartiers dans les collines autour de Zakake, au nord de Kidal, et revendique un millier d’éléments. Il y a là d’anciens soldats de l’armée libyenne revenus au pays et emmenés par Mohamed Ag Najem, ex-colonel de Kadhafi ; ils seraient un peu moins de 400. Dans le nord du Mali, ils ont retrouvé les hommes d’Ag Bahanga. Leurs armes sont des fusils d’assaut, des missiles (sol-sol et sol-air), des lance-roquettes multiples BM-21 (« orgues de Saline ») et des mortiers, tout droit venus des arsenaux libyens. « Les rebelles, fait-on remarquer à Bamako, sont presque mieux équipés que nos soldats. Pas étonnant qu’il y ait des désertions. » » (Jeune Afrique)

En plus de cela, il y a l’argent des otages que la France a remis à AQMI et à Ansardine, des rançons qui cachent un financement déguisé du djihadisme dénoncé par le New York Times.

« C’est l’Europe qui finance une bonne partie des opérations d’Al-Qaïda, selon une enquête publiée mardi 30 juillet par le New York Times. Le quotidien américain évalue à 105 millions de dollars (93 millions d’euros) le montant total des rançons remises aux diverses factions du groupe en échange de la libération de ressortissants enlevés. En tête, la France avec, selon l’enquête, 58 millions de dollars (43 millions d’euros) de versements depuis 2008. » Challenges

Cela s’ajoute à l’aide financière et même logistique du Qatar.

Le Canard Enchaîné, dans un article nommé « Notre ami du Qatar finance les islamistes du Mali » avait dénoncé les financements des groupes islamofascistes, AQMI, MNLA, Ansardine qui ont envahi le Mali, par le Qatar qui dispose de richesses gigantissimes.

«les insurgés du MNLA (indépendantistes et laïcs), les mouvements Ansar Dine, Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) et Mujao (djihad en Afrique de l’Ouest) ont reçu une aide en dollars du Qatar»

Le gouvernement Fillon 3 a lancé
les attaques terroristes contre
Côte d’Ivoire et Mali

Ce même journal mettait en évidence les intérêts partagés et les alliances entre le Qatar et une des plus grande entreprise française, Total.

« des négociations discrètes (qui) ont déjà débuté avec Total », le géant pétrolier français, pour une exploitation prochaine du pétrole de la région ! »

LIRE AUSSI :
Mali-Nigeria: Le salaire de 10000 terroristes islamofascistes pour 3 ans : la somme payée par Hollande à Iyad Ag Ghali, le leader des assassins Ansar Eddine du 24 janvier 2012
Mali Attaque à Bamako: le groupe AQMI a été financé 58M$ par Sarkozy & Hollande. Les terroristes Al Qaeda qui ont fait plus de 20 morts à l’hôtel Radisson sont financés par France, Qatar, Oman, Suisse, Espagne, Autriche (Scoop 2014 New York Times Rukmini Callimachi)

LA PREUVE DE L’ALLIANCE D’ATT
AVEC LES DJIHADISTES

L’épisode d’Aguel Hoc et le meurtre de Sékou Traoré sont la preuve de l’alliance entre les djihadistes et le Président franceàfric malien Amadou Toumani Touré. En effet alors que l’armée malienne avait récupéré le téléphone satellitaire appartenant aux djihadistes le capitaine Sékou Traoré décroche ce téléphone et tombe sur le Président ATT. Il découvre donc que son Président est allié avec les terroristes !
L’ami de Sekou Traoré, Adama Sissoko témoigne (rapporté par Aliou Badara Diarra )

 » Leur téléphone satellitaire communément appelé Thuraya  est resté dans le bureau du capitaine. C’est dans la journée du 20 janvier au matin que le téléphone satellitaire extorqué  aux chefs rebelles a sonné, au bout du fil c’était  le Président ATT qui appelait, mais tombe sur le capitaine Traoré. C’est ce coup de fil gênant qui est à la base du massacre d’Aguel-Hoc du 24 janvier.

Ce coup de fil dont mon ami, le capitaine, m’a fait écouter dans la cour PC ou toutes communications sont enregistrées sur une unité centrale. Dans cette conversation on entendait le président ATT se présenter et dire : « Allô !  Il y a quoi chez-vous ? Il y a quoi chez-vous ?». Subitement le capitaine, pris de  panique ou habité par la colère ou l’effet de surprise, se présente en ces termes : «vous vous trompez mon général. C’est le capitaine Sekou Traoré, commandant de l’unité méhariste d’Aguel-Hoc ». Bien entendu ATT a racroché brusquement et brutalement. C’est cette connivence du chef suprême des armées avec l’ennemi que le capitaine n’a pas du tout compris. »(Maliweb par Aliou Badara Diarra, information reprise par Revactu)

Ces militaires résistants ont été tués. Le Capitaine avait la preuve de la supercherie du Président qui pactisait avec les terroristes. Il fallait donc l’éliminer. Yanick Toutain résume :

Massacre d’Aguel-Hoc

De nombreux indices convergents indiquent que c’est

ATT lui-même qui réclama de ses complices du Qatar que l’exécution du témoin gênant Sékou Traoré soit programmée par Ançar Eddine. Il fallait que l’attaque Ançar Eddine par le nord puisse se dérouler sans anicroches pour que l’attaque CEDEAO par le sud puisse être « vendue » aux naïves opinions publiques occidentales. (Revactu)

Le Capitaine Sékou Traoré Résistant aux jihadistes
Découvre l’alliance entre son Président ATT et les terroristes

C’EST SARKOZY QUI ENVOIE LES DJIHADISTES ATTAQUER LE MALI

Le Qatar, ami de la France, finance, organise, arme, les groupes djihadistes MNLA, Ansardine, AQMI qui envahissent le Mali et y installent un régime fasciste criminel anti-vie.
Sarkozy s’allie à ces timbrés faux musulmans pour attaquer la Libye et dézinguer Kadhafi.

Un des principaux chefs MNLA Hama Ag Mahmoud a témoigné en 2014 :

– La France aurait donc poussé le MNLA à occuper les villes du Nord du Mali ?

– Oui tout à fait. La France a demandé au MNLA de l’aider à faire déserter tous les combattants de l’Azawad qui étaient dans l’armée libyenne, pendant la guerre de Libye. Ensuite de bloquer le recrutement des libyens dans l’Azawad et dans l’Aïr au Niger.(Hama Ag Mahmoud terroriste chef MNLA)

« La France nous avait donné son feu vert pour l’indépendance de l’Azawad »


Et en contrepartie, elle nous avait donné son feu vert pour l’indépendance de l’Azawad. C’est l’accord qui a été conclu avant la guerre entre le MNLA et la France. Et immédiatement la guerre gagnée par le MNLA, la France a changé complètement de politique. Elle a mis tout son dispositif diplomatique contre le MNLA. Alors conclusion, l’objectif de la France était tout simplement d’affaiblir le gouvernement malien et je peux vous assurer que ce n’était pas pour donner raison au MNLA. (Malijet)

Si la France envoie les djihadistes au Mali, c’est parce qu’elle y a des intérêts colonialistes.Pour que les plus gros patrons français puissent continuer à verser des salaires d’esclavagistes à 50€/mois, il faut un régime suffisamment répressif pour tuer toute contestation. La mise en place de dictateurs franceàfric ne suffit pas, l’Etat français envoie maintenant en plus des tortionnaires sanguinaires islamofascistes pour terroriser les populations.
Secondairement, comme nous le dit l’ancien chef MNLA, Hama Ag Mahmoud, la France recherche à exploiter la richesse des ressources minières que convoite aussi de nombreux autres pays.

– A vous entendre, les enjeux de cette guerre sont cachés. Quels sont-ils, selon vous ?

– Tout le monde convoite notre territoire. Il y a une guerre pour les ressources minières. La France a pris les devants pour obliger le Mali à signer un accord de défense et ensuite s’octroyer des concessions minières et protéger celles qui existent déjà. C’est ça l’essence de cette guerre. Les autres puissances ne sont pas dupes. Et ça pourrait ouvrir la porte à une intervention étrangère avec une implication des américains, des russes et même des chinois. Je vois mal ces pays laisser la France faire une OPA sur les ressources de l’Azawad et de la région.(Malijet)

Pendant que les amis djihadistes de la France attaquent le Nord du Mali, la France fait croire à l’opinion publique qu’elle vient « libérer » le pays en attaquant par le Sud.
En fait il s’agit qu’une même invasion avec des mercenaires différents. Il s’agit d’une invasion impérialiste installant des djihadistes au pouvoir pour protéger les plus grosses entreprises françaises.

LE 17 JANVIER LES TERRORISTES DU MNLA ET ANSAR DINE COMMENCENT A ENVAHIR LE MALI

Le MNLA avec à sa tête Assalat Ag Habi et les salafistes du groupe d’Ansar Dine attaquent le 17 janvier 2012 l’armée malienne à Melaka.
Les djihadistes prennent d’assaut la caserne de la ville. L’armée malienne résiste.
Melaka sera complétement entre les mains des djihadistes fin janvier.

Le 18 janvier 2012 ces mêmes terroristes attaquent Aguel’hoc et Tessalit près de la frontière algérienne. Aguelhoc est situé en zone désertique au nord de la vallée du Tilemsi, dans l’Adrar des Ifoghas, sur la route transsaharienne, à 430 km au nord de Gao, 80 km au sud de Tessalit et à 150 km au sud de la frontière algérienne.

Le 20 janvier, des militaires maliens réussissent à s’accaparer le téléphone satellitaire des terroristes. Et le 20 janvier le Capitaine Sekou Traoré jeune leader étudiant décroche le téléphone s’attendant à recevoir des informations sur l’ennemi…
Mais … il tombe sur son Président Amadou Toumani Touré (ATT).
Le Président Malien Franceàfric sait donc que le capitaine Sékou Traoré connait la vérité sur son alliance objective avec les terroristes. C’est à ce moment que commence la répression sanglante contre ceux qui avaient les preuves de la traîtrise du Président ATT auprès de la population malienne.

Puis le 24 janvier ce sont 153 militaires du camp d’Aguelhoc qui sont égorgés ou tués par balle dans la tête par le MNLA et Ansardine.

Le 25 janvier, la totalité de la ville est prise par Ansar Dine (Al Qaeda au Maghreb islamique) et le MNLA. La charia est mise en place. Les crimes qui s’abattent contre la population malienne sont nombreux comme par exemple ce couple mis à mort par lapidation parce qu’ils avaient conçus des enfants hors mariage !
La colère des femmes de Kati s’explique par l’alliance du Président ATT avec les djihadistes mis en lumière lors du massacre d’Aguel-Hoc et de l’assassinat du héros de la résistance malienne, Sékou Traoré.
La colère gronde dans la population malienne. Les femmes de Kati seront les premières à se révolter.

Les femmes de Kati ont commencé la révolution malienne le 31 janvier 2012

On a beaucoup entendu parler des courageuses femmes Kurdes qui combattent les islamofascistes de Daech en Syrie mais très très très peu (et pas du tout dans les médias occidentaux) des femmes maliennes qui combattent contre les terroristes missionnés par Sarkozy, Fillon et le général Puga en 2011.

Des narco-trafiquants MNLA, ribistes islamofascistes téléguidés par l’Etat français et le Qatar qui pris en charge la logistique des terroristes sous camouflage Croissant Rouge : MNLA, Ansar Dine, MUJAO, AQMI.

Ce sont les femmes de Kati qui débutent la révolution malienne de 2012.
Le 31 janvier 2012, les femmes de militaires manifestent pacifiquement pour dénoncer le fait que l’Etat malien Franceàfric ne fasse pas le nécessaire contre les islamofascistes qui envahissent le Nord-Mali.

Pour comprendre, il faut remonter quinze jours avant. C’est l’objet d’un premier article.

Ici nous nous consacrons à l’irruption des femmes de soldats de Kati sur la scène politique malienne.

RÉVOLTE DES FEMMES = DÉBUT DE LA RÉVOLUTION MALIENNE

C’est parce que le président ATT laisse les terroristes envahir le Mali, égorger les Maliens et appliquer la charia que les femmes sont en colère.

Le massacre d’Aguelhoc et la révélation est la goutte d’eau qui fait déborder un vase déjà bien rempli.

Leur colère explose le 31 juillet 2012.

LA MANIFESTATION DU 31 JANVIER 2012

Le 31 janvier 2012, les femmes de militaires de la garnison de Kati manifestent pacifiquement pour dénoncer le fait que l’Etat malien Franceàfric ne fasse pas le nécessaire contre les islamofascistes qui envahissent le Nord-Mali. Elles vivent avec la peur de perdre leur mari chaque jour et ne supportent pas de rester les bras croisés à les attendre.
Elles refusent donc que le combat de leur mari contre les islamofascistes ne soit un simulacre au moment où – on en aura la preuve – le Président aide les terroristes.
Elles exigent que leurs hommes soient correctement armés pour vraiment libérer le pays.
Elles marchent dans les rues de Kati, ville située au Mali à 15 km de la capitale, accompagnées de leurs enfants. Durant huit heures, il sera impossible d’entrer dans la ville. Leur mouvement a entraîné d’autres habitants de Kati qui les ont rejoint.
Dès 9h du matin, ces femmes se sont rassemblées à la place des Martyrs. Elles ont marché avec leurs pancartes où l’on pouvait lire « A bas ATT assassins de nos soldats ».

L’une d’entre elles exprime le sentiment général des manifestantes.

« Les larmes aux yeux, la gorge nouée, une frêle jeune fille, à peine sortie de l’enfance, criait comme pour se faire entendre de tout le pays :« Nous ne supportons plus d’assister les bras croisés à l’assassinat de nos pères et de nos frères, mal armés, au nord du Mali ». »(maliweb)

Le nombre de manifestants étaient de 500.

Les manifestantes ont marché devant le siège de la radiotélévision du Mali

(ORTM) et finissait leur manifestation à Koulouba, là où se trouvait le Président de la République du Mali.

Le chef d’État major des armées, le général Gabriel Poudrougou et le ministre de la Défense et des anciens combattants, M Natié Pléa ont cherché à apaiser les tensions, en vain.
Les femmes ont exigé de rencontrer le Président. Devant leur insistance, le Président a accepté de recevoir une délégation de 4 femmes et un homme. Sekou Keita, porte parole des manifestants a résumé leur entretien :

« Le Président a nié toutes les allégations. Il nous a dit qu’il n’est pas de mèche avec les rebelles et qu’il n’a pas donné l’ordre à qui que ce soit de ne pas tirer sur les bandits armés ».

Les manifestantes ne sont pas prêtes à en rester là.

« A la question de savoir le pourquoi d’une 2ème journée de manifestation, Mme Diabaté une dame très écoutée et respectée de ses consœurs nous répond
« Tout le Mali sait ce que nous voulons » (Maliweb)

Le 1er février la colère monte encore d’un cran et se manifeste sous formes d’émeutes et de saccages contre des propriétés touarègues.
Comme les terroristes se revendiquent « Touaregs » alors qu’ils sont avant tout des pantins de l’impérialisme, une partie de la population malienne assimile les touaregs au terrorisme.

LE MOUVEMENT S’ÉTEND A D’AUTRES VILLES

LES JEUNES SORTENT MASSIVEMENT DANS LES RUES

DE SEGOU SIKASSO ET BAMAKO

Le 2 février le mouvement commencé par les femmes de Kati le 31 janvier s’étend aux villes de Segou, Sikasso et à Bamako, la capitale.

Ce sont en grande majorité des jeunes qui manifestent. En plus de la manifestation des pneus sont brulés et des barricades sont dressées.

A partir de 9H, les manifestants ont commencé à se réunir. D’après les médias maliens qui ne donnent pas de précisions quand au nombre de manifestants, les manifestants composaient une « foule importante »  (Malijet). Certains jeunes étaient armés de bâtons. La police tente d’empêcher la progression de la manif en lançant des gaz lacrymogènes. Le face à face entre les forces de l’ordre et les manifestants dure une heure. Face la résistance des manifestants, les forces de l’ordre battent en retirent.

Les jeunes continuent d’avancer sur environ 100 mètres. Ils se trouvent à nouveau devant un cordon des forces de l’ordre accompagné, cette fois, du groupement mobile de sécurité.

Vers 11H50, alors que les manifestants peinent face aux forces de l’ordre, les femmes de Kati arrivent pour les soutenir. Ensemble, ils construisent un barrage qui leur permet de continuer à avancer vers le palais présidentiel.

Six femmes représentantes du mouvement sont reçues dans le Palais Présidentiel au rez de chaussée. Après trente minutes d’entretien, le Président sort pour parler à l’ensemble des manifestants. Ils tentent de s’adresser à eux mais n’y arrivent pas. Les manifestants font un sit-in pendant plus d’une heure.

A Sananfara aussi, la foule était très en colère. La maison de l’ancienne ministre du tourisme a été saccagé ainsi que la complexe sanitaire appartenant à El Mehidi.

La porte parole des femmes de Kati répond aux journalistes qui lui demande pour quelles raisons les femmes de Kati participent à cette deuxième manifestation :

« Tout le Mali sait ce que nous voulons » (MaliActu)

Ces femmes ont décidé de résister à la place de l’État malien qui laisse les terroristes entrer dans le pays. Depuis le début de l’invasion djihadiste, le 17 janvier 2012,  c’est de nombreux maliens qui ont été tués. Au total 150 hommes seraient morts.

« Selon des témoignages, plus de 150 militaires maliens sont tombés sous les balles rebelles fautes de matériel adéquat pour faire front. » Maliweb

Ces femmes ont bien compris que les terroristes avaient beaucoup plus de moyens que leur mari, qui défendent leur pays.

L’armée subit plusieurs revers, elle souffre d’un manque de moyens par rapport aux Touaregs qui bénéficient d’un important matériel et d’armes lourdes récupérées à la suite de la chute de Kadhafi en 2011 » (wikipédia)

  LES FEMMES DE KATI ONT RENCONTRE LE PRÉSIDENT LE 3 FÉVRIER 2012

Le 3 février dix femmes de Kati sont reçues par le Président ATT pour une seconde audience. L’entretien a duré 45 minutes. La porte parole de la délégation Mme Coulibaly Oumou Konaté fait un compte rendu de l’entretien :

«Nous avons expliqué au chef de l’État que c’est l’absence d’information qui nous fait mal. Aussi, il faut qu’on donne les moyens à nos époux et enfants qui ont choisi le métier des armes. Nous ne sommes pas contre la mort d’un militaire, mais quand on l’envoie sur un champ de guerre, il faut lui donner les moyens d’accomplir sa mission. Nous avons demandé donc que le président mette les moyens à la disposition des combattants, notamment de la nourriture et des armes ».

A Bamako des petits groupes de révolutionnaires continuaient à se révolter le 3 février mais ils manquaient de coordination selon le journaliste de Malijet.

Sous la pression de la population malienne, le Président tente d’éteindre l’incendie en permutant le ministre de la défense qui était en première ligne pour défendre le Président face aux femmes de Kati avec le ministre de la sécurité intérieure Sadio Gassama.
Si les femmes ont calmé leur colère temporairement, le mouvement sera repris à plus grande échelle par les militaires maliens un mois plus tard.

La révolte de ces femmes, c’est le début d’une révolution malienne contre le pouvoir en place contre le président franceàfric ATT.

Les femmes de Kati ont ouvert la voix du soulèvement populaire contre les terroristes islamofascistes, les impérialistes français et leur pantin président du Mali, ATT. Un mois plus tard, les militaires maliens se sont organisés et ont cherché à faire comme les militaires portugais d’avril 1974 : une révolution sociale. La contre révolution sera impitoyable.

La Franceàfric et leurs valets ont parlé de putsch pour nommer le mouvement du 22 mars alors qu’il s’agit d’un mouvement de résistance face à l’invasion fasciste d’un pays.
Mamadou Bagayoko dénomme ce mouvement par son nom « une révolution sociale dialectique ».

« Je vois les gens qui disent coup d’état militaire, putchistes, mutins, vraiment c’est du réductionnisme il faut rendre à visage ce qu’on lui doit, c’est une révolution sociale dialectique »

C’est toujours le même scénario, en Syrie, en Afrique, favoriser les islamofascistes quand les impérialistes n’ont pas d’autres cartes pour préserver leurs intérêts.

Nous ne laisserons pas les ordures de la Franceàfric continuer à faire de l’Afrique un gigantesque camp de travail dans lequel la misère est extrême.
Nous ne laisserons pas les esclavagistes continuer à mettre en place des régimes de terreur pour préserver leurs intérêts.
La Terre est notre patrie, nous vaincrons !
Sankara est parmi nous. Il est dans le cœur de chaque africain.
Ecoutez Sankara et reprenez son héritage.
Levez vous
Faîtes des CDR
Vive Sankara ! Vive la Révolution !

Ecoutez Thomas Sankara ! Il faut des CDR dans toute l’Afrique ! Construisez des Comités de Défense de la Révolution Africain

Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
Le 06/02/2017

julie-amadie

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