LA FRANÇAFRIQUE FACE À SES CONTRADICTIONS ET SES DÉBOIRES.

Côte-dIvoire_Ahoua-Don-Mello-porte-parole-du-gouvernement

Dr  Ahoua  Donmello

 

 

« Est élu Bongo Ondimba Ali avec 49,80% des voix », a déclaré Pacôme Moubelet-Boubeya, lisant le procès-verbal général de la Cenap (Commission Électorale Nationale Autonome Permanente) du Gabon le mercredi 31 Août 2016 à 16h57.

À 19h03, après l’Union Européenne (UE) quelques heures plus tôt, c’était au tour de la France de demander la publication « des résultats de tous les bureaux de vote ». Monsieur Jean Ping va plus loin. Il demande le recomptage des voix bureau de vote par bureau de vote. Une demande introduite par le Président Gbagbo auprès de L’UA en 2011 et refusée par Jean Ping alors Président de la commission de l’Union Africaine (UA). Aujourd’hui la françafrique et Monsieur Jean Ping se retrouvent devant leurs contradictions, victimes de leur propre jurisprudence.

Ces déclarations de l’UE et de la France venaient en appui à l’auto-proclamation comme Président, hors cadre et hors délai, de Jean Ping, jouant dans le scénario Gabonais, le rôle que jouait M. OUATTARA dans sa série ivoirienne. Dans ce scénario gabonais, M. OUATTARA, via son Conseiller Spécial (Mamadi DIANÉ), avait mis à la disposition de Jean Ping une machine de faussaires avec le même mode d’emploi et les moyens de propagande, de financement, de manifestations armées et de déclarations « diplomatiques » de la communauté internationale qui ont porté M. OUATTARA au pouvoir en Côte d’Ivoire en 2011.

La ressemblance entre les deux modes d’emploi et des acteurs dans les crises post-électorales gabonaise et ivoirienne, ne laisse aucun doute sur les manœuvres en cours au Gabon et dessine des perspectives sombres pour le peuple gabonais si les Africains et leurs institutions restent encore passifs et donc complices.

Pour masquer ce secret de polichinelle sur le complot françafricain en cours au Gabon, Mamadi DIANÉ est, par effet d’annonce, « limogé » sans être arrêté ni emprisonné comme M. OUATTARA sait si bien le faire contre ses opposants pour moins que ça.

Depuis sa création, la Françafrique a systématiquement reproduit, d’un pays africain à un autre, les solutions qu’elle a testées et réussies aux fins d’asseoir la priorité de la France sur les marchés publics et les matières premières de l’Afrique francophone selon l’esprit des accords de coopérations économiques et militaires entre la France et ses ex-colonies.

Ali BONGO, porte drapeau de la Françafrique hier, dont l’accession au pouvoir en 2009 était certifiée par la signature de la Françafrique et validée par un certain Nicolas Sarkozy, oui encore lui, devient en 2016 l’adversaire de ses parrains.
Qu’est ce qui n’a pas marché ?

En 2009, Ali BONGO ODIMBA, fils de son père, accède au pouvoir avec le soutien de la Françafrique en promettant « continuité et rupture ». Le terme rupture n’a pas retenu l’attention de parents et parrains, le considérant comme un terme de campagne tout juste valable pour le temps des élections.

Son programme de gouvernement « le Gabon émergent » s’appuie sur trois axes majeurs : Le Gabon vert, le Gabon industriel et le Gabon des services.

Pour joindre l’acte à la parole, en novembre 2009, le Conseil des Ministres vote l’interdiction de l’exportation des grumes et en mai 2010, les forestiers au Gabon ne peuvent officiellement plus exporter de grumes non transformées. Parmi ces forestiers se trouve la société française Rougier dont les usines de transformation à Niort en France se nourrissent du bois du Gabon depuis 1930.

Dr Ahoua Donmello .

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